Les procureurs de l’ONU au secours du Guatemala (TheEconomist)

Incapable de gérer ses forces de sécurité et son système judiciaire corrompus, le gouvernement du Guatemala a décidé en 2006 d’appeler à l’aide l’ONU.  Le gouvernement a invité en 2006 les Nations Unies à créer une unité de procureurs étrangers pour combattre l’infiltration des institutions du Guatemala par la corruption et le crime organisé. La Commission internationale contre l’impunité au Guatemala (CICIG) a ainsi fêtée sa quatrième bougie le mois dernier.

Carlos Castresana, le président de la CICIG Guatemala

Les cibles principales de la Commission sont les réseaux clandestins de soldats et de policiers créés pendant une guerre civile de 36 ans entre les dictateurs militaires et les guérillas de gauche.
Dans un bilan publié le 5 Octobre, la Commission a mis en évidence six grandes affaires, dont cinq ont débouché sur des condamnations. Depuis 2006 de nouveaux cadres ont été nommés aux départements du procureur général et de la police et une plateforme d’information électronique a été créée. Il y a un nouveau bureau de liaison pour l’échange rapide d’informations avec des organismes étrangers, et un nouveau système de protection des témoins (même si cela doit se faire avec un budget de seulement  700.000$). La CICIG a aidé à rédiger de nouvelles lois sur la saisie d’actifs et sur ​​la régulation des gardes de sécurité privés, qui sont cinq fois plus nombreux que les forces publiques. Mais ses projets de lois contre la corruption, notamment sur l’enrichissement illicite, sont coincés par le Congrès.

Au Honduras, qui l’an dernier avait le taux d’homicides le plus élevé au monde, le président a aussi appelé à l’aide étrangère. L’ONU pourrait s’en charger dès le mois prochain.

Source : http://www.economist.com/node/21532292?fsrc=rss|ame

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