Le continent rose soutien Hollande

L’Amérique Latine a exprimé lundi ses attentes au nouveau président français.

Pour l’autodétermination et l’anti-impérialisme

Dilma Roussef (Rose foncé, Brésil) : »Je suis certaine que nous partageons des positions qui nous permettront de travailler ensemble dans les forums internationaux, tels que le G-20, et d’apporter des modifications aux politiques de récession qui prévalent aujourd’hui et qui ont été si malheureuses pour les pays d’Amérique latine dans le passé ».

Hugo Chavez (Rouge, Venezuela) : « Pourvu que ce gouvernement socialiste marque un tournant. Je suis bon ami de l’ex président Chirac, on a eu d’excellentes relations. Mais regarde comme a fini le gouvernement français subordiné à l’impérialisme yankee, mettant la pression contre la Syrie et la Lybie et soutenant le FMI. Pourvu que la France se joignent à ceux qui luttent pour l’autodétermination des peuples et le monde multipolaire. »

Evo Morales (Rouge, Bolivie) : « Il faut renforcer nos liens contre la crise financière internationale et créer ensemble un agenda commun pour soutenir un nouvel ordre mondial. La crise soulève la nécessité de développer de nouveaux paradigmes qui répondront à la volonté libératrice et transformatrice des nations. »

Daniel Ortega (Rouge, Nicaragua) : « Nous apprécions grandement que sa victoire, car elle réinstalle les valeurs républicaines et met en évidence la solidarité contre l’empire des marchés. »

Pour la croissance

Cristina Fernández de Kirchner (Rose foncé, Argentine) : « La proposition du nouveau président sur la croissance et la création d’emploi et pas seulement de l’ajustement nous paraît très intéressante. »

Pour la continuité politique

Juan Manuel Santos (Bleu, Colombie) : « J’espère que les relations entre la Colombie et la France, et entre l’Europe et l’Amérique latine, continuer sur la voie droite qui a conduit le Président Sarkozy et les relations peuvent être renforcées à l’avenir »

Felipe Calderón (Rose clair, Mexique) : « Je souhaite que s’ouvrent de nouvelles possibilités d’élargir le dialogue et les relations économiques et d’accroître la coopération dans tous les domaines. »

Ollanta Humala (Rouge, Pérou) : « J’évoque mon désir ardent de renforcer les liens traditionnels d’amitié, de compréhension et de coopération qui unissent nos deux pays. »

Pour la démocratie et la justice sociale

Raphaël Correa (Rouge, Equateur), 07/05 : Le leader de la « Révolution citoyenne » a salué le « triomphe de la démocratie » en France et les positions du futur président français « en faveur de la croissance, de l’emploi, de l’intégration et de la justice sociale. »

Rien de la part de Fidel Castro (Rouge, Cuba), Sebastián Piñera (Bleu, Chili), Fernando Lugo (Rose foncé, Paraguay), Porfirio Lobo Sosa (Bleu foncé, Honduras) ni des autres présidents.

Si le continent rose soutien Hollande, c’est avec moins de passion que Mélenchon, qui affirme que  » L’Amérique du sud est la principale source d’inspiration du Front de gauche« . Le « petit Chavez à la française« , comme l’appelle Le Figaro, a été le seul candidat à recevoir le soutien direct d’un président latino. Le 9 avril, Raphaël Correa d’Equateur lui écrivait dans une lettre personnelle : « Reçois, cher Jean-Luc, au nom du gouvernement de la Révolution citoyenne, de tous les révolutionnaires d’Equateur et de mon nom propre, le soutien à ton projet de vie au service de ton pays.« 

Equateur : les parcs de la discorde

Le coeur du président équatorien Raphael Correa est en train de pencher en faveur de la création d’emplois miniers plutôt que de la  sauvegarde de parcs naturels, malgré ses engagements présidentiels.

Les investisseurs miniers et pétroliers attendent l'autorisation de Correa

Les préfets des provinces Amazoniennes d’Equateur se sont opposés  vendredi 25 novembre à la volonté du gouvernement d’étendre l’exploration pétrolière et l’activité minière dans le parc de Zamora, au sud du pays. Lors du 3e sommet d’Amazonie, les préfets ont réclamé un plus grand contrôle sur ces exploitations. Le président Correa serait en train de négocier avec cinq entreprises étrangères, mais 53% des rentes minières resteraient dans les mains de l’Etat. Selon lui

Les parcs naturels équatoriens sont réputés pour être des joyaux de biodiversité

l’extension agricole représente une menace plus grave pour l’Amazonie que l’exploitation pétrôlière et minière.

Raphael Correa semble pressé de créer de l’emploi, malgré une croissance de 8,6% en 2010. Lors de la 14e Conférence des Nations Unies pour le Développement Industriel, lancée le 28 novembre, son vice-président a déclaré que le temps manquait à propos du projet Yasuni. Lenin Morano a rappelé que le gouvernement Equatorien s’était engagé à ne pas exploiter le gisement de pétrôle du parc Yasuni, à l’est, en échange d’un versement représentant la moitié des gains espérés, soit plus de 3 milliards de dollars. N’ayant reçu que 100 millions, du Brésil et de l’Espagne notamment (la France a toujours refusée et l’Allemagne s’est rétractée), l’Equateur est maintenant tenté d’exploiter le gisement dit ITT-Yasuni.

Le statut de la presse en Equateur domine les discussions lors d’une réunion de la SIP à Lima (NuevoHerald)

Les menaces que fait peser le président équatorien Rafael Correa sur les journalistes et directeurs de médias en Equateur a dominé dimanche 16 octobre les débats à l’Assemblée générale de la Société Interaméricaine de presse (SIP), à Lima.

Carlos Perez

Carlos Perez, l’un des directeurs de El Universo, a déclaré que le gouvernement équatorien est déterminé à limiter la liberté d’expression, en notant qu’à ce jour les attaques en diffamation font monter les amendes à 500 millions de dollars. Il s’est aussi élevé contre le fait que Correa ait exigé qu’il demande pardon pour ignorer la sentence, en disant que cela «irait à l’encontre du principe fondamental de la liberté de parole», ce qui créerait un mauvais précédent.

Armando Gonzalez du journal La Nacion de Costa Rica a fait un appel aux médias d’autres pays pour faire écho aux problèmes de la presse en Equateur. Julia Rodriguez Larreta, d’El Pais, à Montevideo, a également déclaré qu ‘«il est très important que nous continuions d’exposer et de dénoncer».

Source: http://www.elnuevoherald.com/2011/10/16/1046019/situacion-de-la-prensa-en-ecuador.html#storylink=rss