5 heures en enfer

Les chiffres sont limpides, les témoignages sont pour le moins imagés et les photos sont plus qu’expressives. Nous ne nous attendions donc pas à découvrir de belles cellules meublées, des toilettes clinquantes, des gardes aimables et des sourires appuyés. Mais personne ne peut s’imaginer la réalité des prisons vénézuéliennes avant d’y avoir risqué un pied. Cinq longues heures.

Ce devait être une simple visite de courtoisie à un détenu. Devant le centre pénitenciaire, un vieux carré hérissé de barbelés sur lesquels pendent branchages et ordures en tout genre, une jeune femme nous signifie qu’il faut déposer ses affaires au kiosque à l’angle de la rue. Une fois débarassés des objets contendants, boucle d’oreille y compris, nous toquons à la mince couche de métal vert qui sert de porte à la prison. La fouille est sommaire, un soldat des Forces Armées Bolivariennes nous palpe rapidement avant de nous couvrir les bras de tampons et de les photographier. Décontractés, nous déclinons notre identité tout en parlant de Paris, de l’amour et de la Tour Eiffel au militaire, amusé.

La prison en question, Los Teques (Sur de Caracas)

La prison en question, Los Teques (Sud de Caracas)

Nous voici dans la première enceinte. Après quelques pas, un gardien à l’air patibulaire nous désigne du menton ce qui doit être l’entrée des prisonniers, sans se soucier de notre mine éberluée. Ce que l’on découvre en tournant le cou dépasse l’entendement. Derrière une grille rouge, ouverte, des dizaines d’hommes armés jusqu’aux dents et camés jusqu’à la moëlle déambulent dans l’entrée, la plupart tout à fait hallucinés. Ici, un échalas nous jette un regard à la fois immensément profond et vide, les yeux écarquillés. Il a les pupilles dilatées, séparées du monde par un voile nacré, d’un bleu Pacifique, presque apaisant. Il est très jeune, à peine la vingtaine. Au Vénézuéla, 80 % de la population carcérale a moins de 25 ans. La voix de notre hôte, nous l’appellerons Alfredo, fait soudainement voler en éclat l’état anestésique dans lequel nous nous trouvions. La torpeur n’aura duré qu’une fraction de seconde, une vague d’adrénaline nous submerge, il nous faut entrer en enfer.

Un reggeaton tonitruant envahit notre espace. Sur le perron de l’escalier, des couples s’embrassent baveusement, sans vergogne. Aujourd’hui, comme trois jours par semaine, c’est jour de visite. Les familles apportent à manger, de quoi s’habiller, un matelat où dormir. Les filles resteront une nuit, parfois deux, avec leur lascar. D’après Alfredo, nous avons de la chance, cette journée est sacrée. D’ailleurs, pour ne pas encombrer, tous ceux qui n’ont pas de visiteurs ont été enfermés depuis cinq heures du matin dans des petites pièces, avec leur seau de nourriture. Pour finir de nous glacer le sang, il ajoute avec un sourire gêné : « Enfin une fois c’est parti en massacre pour une histoire de femme. » Sur notre droite, le couloir mène à la zone administrative. Assise, une travestie discute jovialement avec un vieil unijambiste, avant d’aller « détendre » les occupants du fond. Sur notre gauche, derrière une forêt de M-16 et autres joujoux locaux, un pasteur déglutit bruyamment son sermon devant un auditoire apathique, entouré d’hommes de main en costard-pétard. Alfredo commente : « Ils donnent de la viande après, c’est pour ça que les gens restent. » Nous nous frayons un passage jusqu’à l’ancien réfectoire, transformé en discothèque. Ici commence la zone des « vrais méchants », et plus loin encore celle des homosexuels et des policiers, nous ne nous attardons pas.

Le toît de la prison en question...

Le toît de la prison en question…

Alfredo dort dans l’aile des « administratifs », ceux qui se permettent de parlementer avec la police, dehors. Notre homme s’estime « privilégié ». Il partage sa chambre, deux mètres carrés entre deux tissus, avec seulement deux personnes : « A une époque, quand nous étions 2000 pour une capacité de 400, je vivais sous un lit, quand d’autres se battait pour les toilettes pour ne pas se retrouver sur le toît et sous la pluie. » Il possède maintenant son propre ordinateur portable, un smartphone, une TV, et, le must, un réfrigérateur. Pour assurer sa sécurité, il paye chaque semaine l’équivalent d’une dizaine d’euros au chef du secteur.

Un peu de cocaine sur les lèvres aide à supporter la douleur...

Un peu de cocaine sur les lèvres aide à supporter la douleur…

Engoncé dans sa chaise, « papa » gère son petit royaume sous l’oeil attentif de ses lieutenants, en tripotant ses bagues. Le vol est strictement interdit. Alfredo raconte banalement qu’un de ses co-détenus s’est fait tué pour avoir volé une boîte de thon : « Il s’était pourtant cousu la bouche, en signe de soumission, mais cela n’a pas suffi. »

L’étage où vit Alfredo n’est pas seulement calme, il est aussi extra-ordinairement propre. Les seules effluves qui nous parviennent aux narines sont celles des hots-dogs et du cannabis. Il y a bien quelques plants, « pour faire joli », mais la majorité de l’immense quantité de drogue consommée ici vient de l’extérieur, de Colombie surtout. Alfredo explique que les « pranes », ou « leaders négatifs », manipulent de véritables mafias depuis la prison : « Ils gagnent des millions ! Ils sont bien ici, ils ont le pouvoir, des femmes, de la musique, ils sont tranquilles ! » Leurs gardiens n’entrent plus depuis longtemps dans l’établissement. A peine montent-ils parfois dans les miradors sur la seconde enceinte, quand l’ambiance est détendue.

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Au bout d’une heure, nos cœurs serrés et la boule qui se forme au fond de notre bide nous imposent de partir. Nous sortons dans la première encainte, soulagés. Mais le militaire nous tance immédiatement de retourner à l’intérieur jusqu’à l’heure légale, soit quatre heures plus tard. Nous avons beau réclamer un peu d’indulgence en tant qu’étrangers, du moins le droit de rester à ses côtés, rien n’y fait. Il est plus simple d’entrer dans les prisons vénézuéliennes que d’en sortir. Ou les pieds devant.

Parfois, ca pète. En général des dizaines de morts...

Parfois, ca pète. En général des dizaines de morts…

Nous retournons écouter Alfredo : « Il n’y a pas d’infirmerie ici, on fait comme on peu, avec du scotch par exemple. » Un jour, un chien a eu la mauvaise idée d’aller se noyer dans la cuve d’eau potable de l’établissement. Les autorités ont du réagir après une grève de la faim des prisonniers, « imposée par « papa » », et ont acheminé des médicaments Cubains. Un vrai remède de cheval. « En deux jours on était sur pied. J’ai cherché le composant sur internet : « pour grands animaux » » lance Alfredo dans un grand rire. Voici que passe « Coupe-coupe », un ami. Après lui avoir serré la main, il nous confie avec un clin d’oeil qui se veut mystérieux : « C’était pas de la drogue qu’il coupait… ».

Lorsqu’arrive enfin l’heure de fuir, un gradé énervé nous fait mettre en rang. Au-dessus de nos têtes, des bouteilles remplies d’excréments tentent désespérement de s’extirper du grillage où elles ont été jetées. Des détenus nous dévisagent patiemment. Les filles continuent d’entrer, avec leurs bagages et leurs mines désenchantées. Le soleil ne m’a jamais parût aussi lourd. Les minutes s’attendent, interminables. Le militaire jette parfois un coup d’oeil à sa grosse rolex, pour faindre de respecter les règles. Quand cela lui chante, il nous donne l’autorisation tant attendue. Lorsque la porte de métal se referme derrière nous, nous échangeons, mon compagnon et moi, une sueur complice. Avec plus de 500 morts par an, les prisons vénézuéliennes sont appelées les universités du crime, nous venons de comprendre pourquoi.

PS : Pour avoir ensuite visité la seule prison moderne d’envergure du Vénézuéla, à Coro, il y a tout de même de l’espoir 🙂

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La dépénalisation, un processus irrémédiable

Le gouvernement du Mexique a réaffirmé mardi 14 février son refus de légaliser l’usage de la drogue dans son pays. La veille, le nouveau président guatémaltèque Otto Pérez, de droite, avait déclaré que les gouvernements latino-américains et des États unis devaient débattre de ce sujet. Depuis plusieurs années les Etats latinos prennent leur indépendance vis-à-vis de la politique répressive de leur voisin nord américain et modifient leurs législations.

Après des années de lutte, l’Amérique latine reste le premier exportateur mondial de cocaïne et de marijuana, et la consommation a augmenté. La montée de la criminalité organisée a généré des niveaux croissants de violence qui affecte principalement les pauvres, les minorités et les jeunes. La démocratie est en danger: la corruption touche les politiciens, les fonctionnaires, les juges et policiers.

Au Mexique, la solution militaire, qui a fait plus de 50 000 morts en cinq ans,  est très critiquée. En 2010, les États-Unis ont promis 1.400 millions de dollars sur trois ans pour lutter contre la drogue en vertu de l’initiative Merida, dont la plupart des fonds sont alloués au Mexique. Les associations accusent les forces armées d’atteintes aux droits de l’homme et estiment que leur déploiement n’a fait qu’augmenter la violence. En Colombie, tout ce qui aurait pu être fait a été fait et le niveau de production et d’exportation n’a pas pu être réduit.


Les jeunes d’Amérique latine sont conscients de cette situation

Les personnes plus âgées ne sont pas en reste : 3 anciens présidents luttent pour la décriminalisation et ont créé en 2009 la Commission latino-américaine sur les drogues et la démocratie. Dans le premier rapport de la

Fernando Henrique Cardoso (president du Brésil de 1995 à 2002), César Gaviria (Colombie 1990-1994), et Ernesto Zedillo (Mexique 1994-2000)

commission, en août 2009, Fernando Cardoso affirme : «  La guerre contre la drogue a échoué. Il est temps de briser le tabou et d’ouvrir un débat sur les stratégies plus humaines et plus efficace pour régler le problème. »
Dans ce contexte, si la dépénalisation est une proposition de longue date, la légalisation de certaines drogues en Amérique latine serait une révolution. Pour les trois anciens chefs d’Etat, les drogues douces (comme la marijuana) pourraient devenir l’équivalent du tabac à priser et de la consommation d’alcool. Les taxes collectées serviraient à financer des centres de traitement pour les toxicomanes. Et l’argent non dépensé sur la répression  pourrait être consacré à la santé et la prévention.

Le « parapluie » américain est troué
De nombreux dirigeants latino-américains dénoncent le manque de consultation des États-Unis sur la question des drogues. Un exemple, le 2 Novembre 2010, les citoyens de la Californie ont dû voter pour ou contre la légalisation du cannabis. De nombreux dirigeants latino-américains ont bondi de leurs sièges à l’annonce du référendum, parlant d’un acte unilatéral du géant américain, qui ne faisait pas partie d’une stratégie intégrée pour la région. Il faut rappeller que les Etats-Unis sont un des plus grands consommateurs de drogue en provenance d’Amérique latine. Les dirigeants sud américains ne croient plus aux politiques nord américaines. Comme l’a souligné le président colombien Juan Manuel Santos : « Comment expliquer à un indigène des montagnes de la Colombie, qu’il a été emprisonné pour la production de marijuana, tandis que la consommation est légale aux Etats-Unis? »

A la Commission latino-américaine sur les drogues et la démocratie, le Brésilien Cardoso a appelé ses successeurs à se démarquer de la politique répressive prônée par les Etats-Unis : « Nous n’avons pas besoin d’être sous l’égide des États-Unis, sous son parapluie, pour lutter contre la drogue. »

Le chef d’état-major de l’Argentine, Anibal Fernandez, a déclaré en 2009:  » La politique de répression inventée par l’administration Nixon va prendre fin pour des raisons évidentes, elle n’a réduit ni la production ni la commercialisation et le trafic de drogue« . Il ajoute alors : « dans ce contexte, nous allons insister sur notre propre politique, à travers une lutte sans merci contre le trafic de drogue« .

La dépénalisation est déjà une réalité

Dépénalisation en Argentine

En août 2009, la Cour suprême Argentine a déclaré « l’inconstitutionnalité de la sanction pénale à l’utilisateur privé » de la drogue. En 2007, les parlementaires brésiliens ont permis la consommation de 5 grammes de marijuana, à condition que les fumeurs reconnaissent leur dépendance à l’égard de cette substance et se soumettent à un programme de traitement de la toxicomanie. En Uruguay la possession d’un « montant raisonnable destiné exclusivement à un usage personnel » n’est pas punissable, et reste à la discrétion du juge afin de déterminer si l’intention est destinée à la consommation ou au deal. Au Paraguay ainsi qu’au Pérou sont acceptés 10 grammes de cannabis, 2 grammes de cocaïne ou d’héroïne. En Colombie, le seuil prescrit par la loi est de 20 grammes de marijuana, 1 gramme de cocaïne. Le gouvernement d’Alvaro Uribe a essayé de prendre une direction opposée à celle de l’Argentine et le Mexique, appelant à la criminalisation de toutes les formes de consommation, mais la motion a été rejeté par le Congrès. Seuls le Vénézuela et la Bolivie sont sur un positionnement beaucoup plus répressif.

Le Mexique n’est pas si virulent qu’on le pense vis-à-vis de la légalisation. Le pays a dépénalisé en août 2009 la détention de petites quantités de marijuana, cocaïne ou héroïne. La loi a exclu les poursuites judiciaires en cas d’« usage personnel », toléré jusqu’à 5 grammes de marijuana ou un demi-gramme de cocaïne, et seulement lors des deux premières interpellations. Ensuite, elle prévoit un programme de désintoxication complet, pris en charge par le gouvernement, sans peine judiciaire. Le résident est opposé à l’idée de la légalisation, mais se dit prêt à débattre.

Nous ne pouvons comparer la situation latino avec la notre, pour de nombreuses raisons dont les différences culturelles.  Or l’ONU ne propose pas de nouvelles logiques politiques pour faciliter cette différenciation latino. Par exemple les conventions interdisent la mastication de feuilles de coca. L’ONU continue en fait sur un discours de tolérance zéro. Le Bureau des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) préfère citer la Suède, où chaque possession de drogue est illégal et punissable par la loi, comme pays de référence.
Plus intéressant pour le futur, le programme COPOLAD, signé entre l’Union Européenne et des pays d’Amérique du Sud en Décembre 2009, pour échanger leurs expériences et élaborer des réponses coordonnées, dans le but de réduire l’offre et la demande de drogue.

Grève des policiers au Brésil, le gouvernement destabilisé

Le gouvernement de Dilma Rousseff est en alerte. Depuis une semaine une grève de la police militaire de l’Etat de Bahia au Brésil paralyse la capitale, Salvador de Bahia. Plus de 90 morts, les commerces fermés, des pillages, une explosion de la criminalité, la présidente a du envoyer l’armée sur place vendredi dernier. Les négociations sont en cours, les gouverneurs des autres Etats du Brésil craignent la contagion.

Militaires devant l'Assemblée de l'Etat brésilien de Bahia, occupée par des policiers en grève. Photo AP

Un tiers des forces de police de l’état de Salvador environ sont rentrées en grève mardi dernier afin de demander une augmentation de salaire. 3000 militaires et 4 tanks ont d’ors et déjà été envoyés aux alentours de la capitale de la région de Bahia par l’Etat fédéral. Les policiers brésiliens sont mal formés et gagnent une misère relativement aux risques qu’ils encourent. Le salaire moyen d’un fonctionnaire de police dans cet Etat est de 867 dollars par mois. Les grévistes demandent une augmentation de 30%, contre les 6,5% proposés par Jacques Wagner, le gouverneur de la province. Toujours enfermés dans le Palais de l’Assemblée législative de Bahia et encerclés par plus de 1000 militaires, les 200 policiers sont sommés depuis dimanche de livrer 11 de leurs leaders à la police fédérale, ce qu’ils refusent. Ils réclament une amnistie générale, et affirment qu’ils se défendront avec leurs armes. Une quarentaine d’hommes du Commando d’Opérations Tactiques de la police fédérale est arrivée sur place en cas d’assaut.

Les gouverneurs d’autres Etats Brésiliens se sont réunis ces derniers jours pour éviter une contagion du mouvement de rebellion. Des voix se sont fait entendre en ce sens par la police militaire de Rio de Janeiro. Les policiers de Salvador de Bahia sont soutenus par leurs familles et une partie de la population. Une attaque frontale pourrait signifier une rupture psychologique à long terme avec les forces de police.

Le conflit social soulève aussi d’autres enjeux. Environ 10% des touristes ont déjà annulé leur réservation pour le carnaval de Salvador de Bahia, qui débutera dans moins d’une dizaine de jours, alors que la ville attend plusieurs millions de touristes. Salvador sera aussi l’une des villes-hôtes de la prochaine coupe du monde de football en 2014.

Bolivie : les manifestants d’Amazonie atteignent La Paz (BBC)

La protestation des indigènes Amazoniens a atteint la ville principale de Bolivie, La Paz, pour un accueil triomphal.

Des milliers de personnes sont venues pour les soutenir quand ils sont arrivés au siège du gouvernement. Le marche de deux mois a été suivie par 1.000 hommes, femmes et enfants des campagnes, qui s’élevaient contre les plans pour construire une route à travers une réserve forestière.

Source : http://www.bbc.co.uk/news/world-latin-america-15380253

Mineurs Chiliens : un an après, toujours pris au piège (NewYorkTimes)

Un an après leur sauvetage très télévisé, après que le feu des projecteurs du le monde entier se soit éteint, les voyages et les offres se sont terminés, et les mineurs disent que la plupart d’entre eux sont au chômage et que beaucoup sont plus pauvres qu’avant.

Seule une poignée d’entre eux a un emploi stable, disent-ils. Seulement quatre sont retournés à l’exploitation minière. Deux autres, Víctor Zamora et Darío Segovia, tentent de joindre les deux bouts en vendant des fruits et légumes.

«Ils nous ont traités comme des héros », a déclaré Edison Peña, un autre mineur, qui est maintenant dans une clinique psychiatrique. «À la fin, nous vendons des arachides. C’est ironique, n’est-ce pas? «

Au moment du sauvetage, les mineurs ont bénéficié d’une effusion de sympathie et de soutien. Un magnat des mines chilien, Leonardo Farkas, a donné aux mineurs plus de $ 15,000 chacun pour qu’ils puissent se reposer et récupérer. Il a également donné des maisons pour les couples qui se mariaient, et il a affirmé qu’il a aidé un mineur à trouver des soins psychiatriques après qu’il ait trouvé sa fiancée avec un autre homme.

Certains disent que les mineurs en profitent, mais le docteur affirme qu’il est dorénavant interdit aux mineurs de redescendre, pour des questions de santé.

Source : http://www.nytimes.com/2011/10/12/world/americas/chiles-rescued-miners-face-major-struggles-a-year-later.html?_r=1&partner=rss&emc=rss