Curaçao, un cocktail explosif

Un premier ministre qui parle de « coups d’Etat impérialistes », une opposition qui l’accuse de liens avec un mafieu sicilien, le tout sur fond de marche vers l’indépendance, le petit paradis fiscal des Antilles Néerlandaises est en pleine ébullition. Le week-end dernier, les Curaquenos ont voté pour le futur de leur île, sous les yeux attentifs de leur voisin Vénézuélien, le socialiste Hugo Chavez.

A première vue, Curaçao est un îlot paradisiaque de 140 000 habitants, dont les maisons colorées, les magnifiques plages et la politique fiscale avantageuse attirent touristes et capitaux étrangers. Mais la situation a dégénéré il y a quelques semaines, dans l’indifférence générale.

Un coup d’Etat dans l’eau

Tout commence le 13 septembre. L’Assemblée de Curaçao vote contre le premier chef de gouvernement indépendant de l’île, Gerrit Schotte, après seulement deux ans de mandat. L’élu déchu critique immédiatement « l’achat » de voix de députés par « l’impérialisme néerlandais », sans preuves tangibles, et refuse de quitter son poste. Le 30 septembre, jour de la passation des pouvoirs, le jeune orateur s’enferme dans son bureau et parle sur la chaine TeleSur de « coup d’Etat ».

Il reçoit rapidement le soutien du groupe vénézuélien au Parlement LatinoAméricain, mais les autres institutions du continent, notamment l’Unasur, restent étrangement sourdes à ses supplications. Pourtant, il est plutôt extraordinaire que la plus haute instance d’un paradis fiscal crie au coup d’Etat. D’après l’ancien consul du Vénézuela à Curaçao, Lorenzo Angiolillo, Gerrit Schotte n’a obtenu aucun des soutiens escomptés car le processus de destitution a été « tout à fait légal ».

Le Curacao dream

Cette accusation de coup d’Etat ressemble fortement à un baroud d’honneur. A la tête d’une coalition de frères ennemis, déjà englué dans une crise économique importante, Gerrit Schotte n’a cessé de s’empêtrer dans les scandales de corruption. La petite île, ancien repère de pirates et autres boucaniers, connaissait l’achat de votes contre un smartphone, mais elle n’avait jamais envisagé de voir débarquer un mafieu sicilien.

Francesco Corallo, ancien ambassadeur de la Dominique à la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture), placé cet été sur la liste rouge d’Interpol, s’est vu récemment offrir par Schotte un poste à la Banque Centrale de Curaçao, pour ses « qualités de businessman». Gerrit Schotte se présente lui-même comme un self-made man. Né dans une famille modeste, il a interrompu ses études mais est devenu de fil en aiguille propriétaire de diverses entreprises, depuis l’habillement jusqu’au paint-ball, et même manager de casino.

Les relations de Schotte, et d’autres scandales, ont conduit à la création d’un Wikileaks propre à l’île, Curaleaks. Cependant, selon Mickael Besse, un français qui travaille depuis 20 ans entre Curaçao et le Vénézuéla, « la corruption existe depuis longtemps, sans être endémique. C’est un petit pays où il ne se passe presque rien. » Rien ?

Chavez sonne les trompettes de la renommée

Depuis les soulevements populaires des années 1960 contre l’élite Hollandaise au pouvoir, le calme règne sur cette langue de terre du Pacifique. Pour le reste du monde, Curaçao n’est qu’un cocktail à base d’oranges amères inventé à leur arrivée par les colons espagnols, ou bien l’endroit où Danny Glover tourne un film sur une révolte d’esclaves, qui devrait sortir dans quelques mois à l’occasion des 150 ans de l’abolition de l’esclavage dans cette partie des Antilles.

Mais voilà que le remuant Hugo Chavez commence dans les années 2000 à dénoncer la présence d’une « base avancée » des Etats-Unis à une cinquantaine de kilomètres des côtes du Vénézuéla, et le petit paradis fiscal oublié de tous apparaît à chacun. Si rien ne transparait, la situation est explosive.

Environ 250 militaires américains sont en effet implantés depuis 1999 sur cette plaque tournante du trafic de cocaîne, officiellement pour intercepter la drogue venant par avion du continent. Or, début 2010, le ministre des Relations Extérieures Vénézuéliennes a durement critiqué la « violation de son espace aérien » par des avions provenant de cette base. Quelques années plus tôt, il clamait avec force que le peuple vénézuélien « ne se laisserait pas intimider » par la venue d’un porte-avion américain dans la zone.

Un paradis fiscal aux étranges amitiés

Si, selon le consul honoraire Français à Curaçao Jean-Marie Pradin, « Curaçao a toujours entretenu des relations favorables avec le Venezuela indépendamment des partis politiques au pouvoir », la coalition souverainiste et « anti-impérialiste » menée par le nouveau premier ministre s’est particulièrement rapprochée de son voisin révolutionnaire. Autoproclamé candidat « du peuple », Gerrit Schotte a fondé une partie de sa popularité sur sa politique sociale. Au printemps 2012, il a ainsi signé un accord avec le Vénézuéla pour importer la Mision Milagro, ce programme socialiste destiné à offrir l’accès gratuit aux soins ophtalmologiques. Gerrit Schotte a aussi désamorçé l’un des thèmes historiquement sujet à frictions, l’avenir de l’immense raffinerie de l’île, propriété de l’entreprise d’Etat Vénézuélienne PDVSA depuis 1985. Sa cession à une multinationale est revenue sur la table un jour avant l’élection.

Curaçao frelaté trouve acquéreur

Le 19 octobre, les Curaquenos ont donc voté pour le futur de leur îlot. Jusqu’à ce jour, Gerrit Schotte a bénéficié d’un fort appui populaire, mais, abattu par les polémiques, il n’a finalement pas récupéré son siège de premier ministre. A la surprise générale, c’est l’indépendandiste et candidat anti-corruption Helmin Wiels qui sort grand vainqueur de ces élections législatives.

Tiraillée entre un futur Hollandais ou Caribéen, harcelée par son passé colonialiste, pressionnée par des intérêts géopolitiques qui la dépassent, la petite île paradisiaque est en pleine crise identitaire. Une seule certitude, ce n’est pas le fragile débat européen sur les paradis fiscaux qui inquiète le plus les habitants de Curaçao.

 

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La dépénalisation, un processus irrémédiable

Le gouvernement du Mexique a réaffirmé mardi 14 février son refus de légaliser l’usage de la drogue dans son pays. La veille, le nouveau président guatémaltèque Otto Pérez, de droite, avait déclaré que les gouvernements latino-américains et des États unis devaient débattre de ce sujet. Depuis plusieurs années les Etats latinos prennent leur indépendance vis-à-vis de la politique répressive de leur voisin nord américain et modifient leurs législations.

Après des années de lutte, l’Amérique latine reste le premier exportateur mondial de cocaïne et de marijuana, et la consommation a augmenté. La montée de la criminalité organisée a généré des niveaux croissants de violence qui affecte principalement les pauvres, les minorités et les jeunes. La démocratie est en danger: la corruption touche les politiciens, les fonctionnaires, les juges et policiers.

Au Mexique, la solution militaire, qui a fait plus de 50 000 morts en cinq ans,  est très critiquée. En 2010, les États-Unis ont promis 1.400 millions de dollars sur trois ans pour lutter contre la drogue en vertu de l’initiative Merida, dont la plupart des fonds sont alloués au Mexique. Les associations accusent les forces armées d’atteintes aux droits de l’homme et estiment que leur déploiement n’a fait qu’augmenter la violence. En Colombie, tout ce qui aurait pu être fait a été fait et le niveau de production et d’exportation n’a pas pu être réduit.


Les jeunes d’Amérique latine sont conscients de cette situation

Les personnes plus âgées ne sont pas en reste : 3 anciens présidents luttent pour la décriminalisation et ont créé en 2009 la Commission latino-américaine sur les drogues et la démocratie. Dans le premier rapport de la

Fernando Henrique Cardoso (president du Brésil de 1995 à 2002), César Gaviria (Colombie 1990-1994), et Ernesto Zedillo (Mexique 1994-2000)

commission, en août 2009, Fernando Cardoso affirme : «  La guerre contre la drogue a échoué. Il est temps de briser le tabou et d’ouvrir un débat sur les stratégies plus humaines et plus efficace pour régler le problème. »
Dans ce contexte, si la dépénalisation est une proposition de longue date, la légalisation de certaines drogues en Amérique latine serait une révolution. Pour les trois anciens chefs d’Etat, les drogues douces (comme la marijuana) pourraient devenir l’équivalent du tabac à priser et de la consommation d’alcool. Les taxes collectées serviraient à financer des centres de traitement pour les toxicomanes. Et l’argent non dépensé sur la répression  pourrait être consacré à la santé et la prévention.

Le « parapluie » américain est troué
De nombreux dirigeants latino-américains dénoncent le manque de consultation des États-Unis sur la question des drogues. Un exemple, le 2 Novembre 2010, les citoyens de la Californie ont dû voter pour ou contre la légalisation du cannabis. De nombreux dirigeants latino-américains ont bondi de leurs sièges à l’annonce du référendum, parlant d’un acte unilatéral du géant américain, qui ne faisait pas partie d’une stratégie intégrée pour la région. Il faut rappeller que les Etats-Unis sont un des plus grands consommateurs de drogue en provenance d’Amérique latine. Les dirigeants sud américains ne croient plus aux politiques nord américaines. Comme l’a souligné le président colombien Juan Manuel Santos : « Comment expliquer à un indigène des montagnes de la Colombie, qu’il a été emprisonné pour la production de marijuana, tandis que la consommation est légale aux Etats-Unis? »

A la Commission latino-américaine sur les drogues et la démocratie, le Brésilien Cardoso a appelé ses successeurs à se démarquer de la politique répressive prônée par les Etats-Unis : « Nous n’avons pas besoin d’être sous l’égide des États-Unis, sous son parapluie, pour lutter contre la drogue. »

Le chef d’état-major de l’Argentine, Anibal Fernandez, a déclaré en 2009:  » La politique de répression inventée par l’administration Nixon va prendre fin pour des raisons évidentes, elle n’a réduit ni la production ni la commercialisation et le trafic de drogue« . Il ajoute alors : « dans ce contexte, nous allons insister sur notre propre politique, à travers une lutte sans merci contre le trafic de drogue« .

La dépénalisation est déjà une réalité

Dépénalisation en Argentine

En août 2009, la Cour suprême Argentine a déclaré « l’inconstitutionnalité de la sanction pénale à l’utilisateur privé » de la drogue. En 2007, les parlementaires brésiliens ont permis la consommation de 5 grammes de marijuana, à condition que les fumeurs reconnaissent leur dépendance à l’égard de cette substance et se soumettent à un programme de traitement de la toxicomanie. En Uruguay la possession d’un « montant raisonnable destiné exclusivement à un usage personnel » n’est pas punissable, et reste à la discrétion du juge afin de déterminer si l’intention est destinée à la consommation ou au deal. Au Paraguay ainsi qu’au Pérou sont acceptés 10 grammes de cannabis, 2 grammes de cocaïne ou d’héroïne. En Colombie, le seuil prescrit par la loi est de 20 grammes de marijuana, 1 gramme de cocaïne. Le gouvernement d’Alvaro Uribe a essayé de prendre une direction opposée à celle de l’Argentine et le Mexique, appelant à la criminalisation de toutes les formes de consommation, mais la motion a été rejeté par le Congrès. Seuls le Vénézuela et la Bolivie sont sur un positionnement beaucoup plus répressif.

Le Mexique n’est pas si virulent qu’on le pense vis-à-vis de la légalisation. Le pays a dépénalisé en août 2009 la détention de petites quantités de marijuana, cocaïne ou héroïne. La loi a exclu les poursuites judiciaires en cas d’« usage personnel », toléré jusqu’à 5 grammes de marijuana ou un demi-gramme de cocaïne, et seulement lors des deux premières interpellations. Ensuite, elle prévoit un programme de désintoxication complet, pris en charge par le gouvernement, sans peine judiciaire. Le résident est opposé à l’idée de la légalisation, mais se dit prêt à débattre.

Nous ne pouvons comparer la situation latino avec la notre, pour de nombreuses raisons dont les différences culturelles.  Or l’ONU ne propose pas de nouvelles logiques politiques pour faciliter cette différenciation latino. Par exemple les conventions interdisent la mastication de feuilles de coca. L’ONU continue en fait sur un discours de tolérance zéro. Le Bureau des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) préfère citer la Suède, où chaque possession de drogue est illégal et punissable par la loi, comme pays de référence.
Plus intéressant pour le futur, le programme COPOLAD, signé entre l’Union Européenne et des pays d’Amérique du Sud en Décembre 2009, pour échanger leurs expériences et élaborer des réponses coordonnées, dans le but de réduire l’offre et la demande de drogue.

Le Vénézuela nationalise et signe en rejettant les arbitrages de la Banque Mondiale

Échaudé par l’arbitrage du cas Exxon, le Venezuela projette depuis le 15 janvier de quitter la cour d’arbitrage internationale de la Banque Mondiale et de régler les litiges avec les sociétés étrangères au sein de son propre système judiciaire.

Le Vénézuela estime que les désaccords avec des compagnies étrangères, et notamment pétrolières, devraient être réglés par des juridictions nationales et non des cours internationales comme le Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements (ICSID ou Ciadi en espagnol), basé à Washington. Ce dernier arbitre 17 procédures en cours contre le Venezuela. Une douzaine de compagnie étrangères sont concernées, depuis la brasserie (Gambrinus) jusqu’au business du pétrole (Tidewater Inc, Koch Minerals Sàrl…), en passant par l’exploitation aurifère (Cristallex, Gold Reserve Inc…).

L’arbitrage cristallisant les tensions concerne le cas Exxon Mobil.  Le président Hugo Chavez avait affirmé le 8 janvier sa volonté de ne reconnaître que la décision de la Chambre de Commerce Internationale à Paris, qui a condamné l’entreprise étatique PDVSA à payer 908 millions de dollars à Exxon pour avoir ordonné la nationalisation de ses installations pétrolières dans le Cerro Negro en 2007. Chavez a par ailleurs assuré que cette amende devait être réduite à 225 millions de dollars, selon une série de déductions à opérer. Exxon Mobil réclame quant à elle 12 milliards de dollars de compensation à la Banque Mondiale. En septembre, le gouvernement vénézuélien avait proposé de régler le différend pour 1 milliard de dollars.

C’est un pas de plus dans la démarche de Chavez, qui augmente depuis des années les impôts des compagnies pétrolières pour prendre progressivement le contrôle de cette industrie stratégique. En effet, la taxe sur le profit pendant les années 1980 et 1990 était incroyablement basse et ne dépassait pas 1%. Mais les compagnies pétrolières n’abandonneront pas facilement leur place dans le premier pays producteur de pétrole (selon l’Opep), et continuent d’investir, notamment dans l’Orinoco, considérée comme l’une des plus grandes réserves inexploitée de pétrole brut au monde (dont le Cerro Negro fait partie, à l’Est). Selon le New York Times, l’entreprise américaine Chevron et Repsol d’Espagne ont signé avec le Venezuela des accords en 2010 pour de nouveaux projets pétroliers dans l’Orinoco, pour plusieurs milliards de dollars.

Chavez is back
Début janvier, Chavez s’est affiché aux côtés d’Ahmadinejad, d’Ortega, de Castro et de Correa. Le 15 janvier, il rejette un organe de la Banque Mondiale, une manière de rappeller que la Banque du Sud existe bel et bien (depuis 2007, avec un capital réduit). Le 16 janvier, il a ordonné le rapatriement du consulat vénézuélien de Miami, après que les Etats-Unis ont réclamé l’expulsion du consul vénézuélien à Miami, Livia Acosta Noguera, pour espionnage. Chavez a réalisé sa traversée du désert, 11 mois de faiblesse liés à son cancer, sans trop de dommages.

Equateur : les parcs de la discorde

Le coeur du président équatorien Raphael Correa est en train de pencher en faveur de la création d’emplois miniers plutôt que de la  sauvegarde de parcs naturels, malgré ses engagements présidentiels.

Les investisseurs miniers et pétroliers attendent l'autorisation de Correa

Les préfets des provinces Amazoniennes d’Equateur se sont opposés  vendredi 25 novembre à la volonté du gouvernement d’étendre l’exploration pétrolière et l’activité minière dans le parc de Zamora, au sud du pays. Lors du 3e sommet d’Amazonie, les préfets ont réclamé un plus grand contrôle sur ces exploitations. Le président Correa serait en train de négocier avec cinq entreprises étrangères, mais 53% des rentes minières resteraient dans les mains de l’Etat. Selon lui

Les parcs naturels équatoriens sont réputés pour être des joyaux de biodiversité

l’extension agricole représente une menace plus grave pour l’Amazonie que l’exploitation pétrôlière et minière.

Raphael Correa semble pressé de créer de l’emploi, malgré une croissance de 8,6% en 2010. Lors de la 14e Conférence des Nations Unies pour le Développement Industriel, lancée le 28 novembre, son vice-président a déclaré que le temps manquait à propos du projet Yasuni. Lenin Morano a rappelé que le gouvernement Equatorien s’était engagé à ne pas exploiter le gisement de pétrôle du parc Yasuni, à l’est, en échange d’un versement représentant la moitié des gains espérés, soit plus de 3 milliards de dollars. N’ayant reçu que 100 millions, du Brésil et de l’Espagne notamment (la France a toujours refusée et l’Allemagne s’est rétractée), l’Equateur est maintenant tenté d’exploiter le gisement dit ITT-Yasuni.

Le Chili, nouvel eldorado des investisseurs étrangers (El Mundo)

En 2010, les investissements directs à l’étranger (IDE) ont augmenté de 40% en Amérique latine, grâce au Mexique et au Brésil, mais aussi au Chili.
Le Chili est devenu un refuge pour les investisseurs, une sorte de Suisse de l’Amérique latine. Selon le Country Brand Index, qui mesure depuis 2004 l’opinion publique perçue pour chaque pays, le Chili est respectivement au 28e et 30e rang mondial pour le climat des affaires et la qualité de vie, devant les 18 autres pays d’Amérique latine.

La croissance du Chili devrait continuer malgré la crise européenne, grâce à une fiscalité à l’équilibre.

Source : http://www.elmundo.es/america/2011/11/14/noticias/1321291923.html

2eme vague de nationalisation des hydrocarbures en Bolivie (Gramma)

Le président Bolivien, Evo Morales, a déclaré que la construction d’une usine à gaz dans le Gran Chaco marque le début de la deuxième phase de nationalisation des hydrocarbures.

Morales a déclaré que cela constitue une étape historique pour le pays. C’est l’apogée d’un processus d’exploitation et d’exportation de matières premières.

Selon YPFB (Yacimientos Petrolíferos Fiscales Bolivianos), l’usine traitera méga au moins 32 millions de mètres cubes de gaz par jour à partir de 2014.

Source : http://www.granma.cubaweb.cu/2011/10/28/interna/artic11.html

 

Le Brésil diminue ses taux d’intérêts malgré l’inflation galopante (BBC)

La Banque centrale du Brésil a réduit le taux d’intérêt du pays de 12% à 11,5%, en arguant du ralentissement continu de l’économie mondiale.

La banque avait déjà réduit les taux à la fin du mois d’août, après les avoir élevé cinq fois cette année pour lutter contre la hausse des prix.

Malgré la hausse du taux d’inflation à 7,3% en septembre, tous les sept membres du comité ont voté pour cette dernière baisse du taux d’intérêt. Le mois dernier, la banque centrale a réduit ses prévisions de croissance économique pour 2011 à 3,5%.

Source: http://www.bbc.co.uk/news/business-15379625